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Pourquoi une École qui offre une formation propre à la Mission
de France ?
C. R. : Linitiative,
en 1999, en revient au Père Gilson, alors évêque de
la Mission de France, pour répondre à une situation missionnaire
nouvelle, un demi-siècle après la création, en 1942,
du séminaire de la Mission de France par le cardinal Suhard. Il
sagit daider à témoigner de la foi aujourdhui.
Cela suppose de donner une formation théologique à une nouvelle
génération dacteurs pour la mission. Les chrétiens
vivent leur foi dans un environnement nouveau et face à des questions
nouvelles. Ils ont besoin doutils neufs. Cest un service proposé
aussi à lÉglise de France.
Le terme École signifie aussi école de pensée
théologique. Nous cherchons comment dire la foi reçue de
lÉglise avec les mots que nous recevons de ceux avec qui
nous vivons et qui ne partagent pas forcément la foi chrétienne.
Le terme Mission peut surprendre, il peut être
perçu comme prosélyte
C. R. : Mission ne signifie pas conversion mais
ouverture ! Vatican II la redit : « lÉglise
est envoyée par le Christ pour communiquer et manifester lamour
de Dieu à tous les hommes et à toutes les nations. »
Comme tout amour, on peut le vivre, en témoigner, mais pas limposer !
Et comme dans tout amour, on reçoit de lautre ! Pour
nous, la foi se vit dans la rencontre et le dialogue avec ceux qui ne
partagent pas la foi chrétienne.
Huit ans après la création de lÉcole
pour la Mission, quel bilan peut-on faire ?
C. R. : LÉcole pour la Mission propose les
Parcours de croyants pour découvrir la Bible, et le Parcours fondamental
pour initier à la théologie dans un souci de formulation
contemporaine. En plus, chaque année, une session spirituelle est
proposée aux prêtres et diacres de tous les diocèses.
Ils sont plus dune centaine à avoir suivi le Parcours fondamental,
femmes et hommes, plusieurs jeunes couples, des prêtres. À
lÉcole pour la Mission, se forment ensemble des ministres
ordonnés, prêtres ou diacres, et des laïcs chrétiens,
car ils portent la mission ensemble. Treize diocèses ont financé
un(e) participant(e). Les séminaristes de la Mission de France
sy joignent, et pour eux, la présence de laïcs est riche.
En première année, les étudiants découvrent
avec bonheur la Tradition et les Pères de lÉglise,
les sources de la foi et les contextes historiques où vivaient
les chrétiens. Ils sont heureux délaborer une parole
de foi. Ils entendent des intervenants dhorizons variés,
des témoins de Chine, dAmérique latine. Lun
deux, professeur duniversité, évangéliste,
de retour chez lui en Chine, libéré dune lecture fondamentaliste,
anime un groupe de lecture de la Bible parmi ses collègues
Quant aux Parcours de croyants créés en 1976, plus dun
millier de jeunes les ont suivis. La demande reste forte. Les sessions
ont lieu non seulement à Paris, mais à Lyon, Rennes ou Brest ;
une excellente occasion de tisser des liens avec les Églises locales.
Léquipe danimation se renouvelle...
C. R. : Jusque-là, Jean-Marie Ploux et moi en avions
la responsabilité. Dès lété 2007, le
binôme sera constitué de Anne Soncarrieu et Philippe Deterre,
en lien avec Jean-Marie. Diplômés en théologie, ils
restent sur leur terrain de mission puisquils conservent leurs métiers.
Philippe est chercheur scientifique, Anne est enseignante en Zep.
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Service des relations avec lIslam 01 42 22 03 23
www.le-sri.com

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