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Malou

Malou LE BARS, 55 ans, est membre de la Communauté Mission de France en Bretagne occidentale. Elle accompagne la lecture de la Bible dans le Parcours de croyants.

Qu’est-ce qui te passionne, dans le Parcours de croyants que tu animes ?
M. Le B. :
C’est de voir comment, dans un groupe, l’Ecriture devient parole, une parole qui circule entre les personnes et qui nourrit profondément l’humanité de chacune. Cette Parole fait surgir des vivants et se mettre debout ceux qui acceptent de s’y livrer. Bien sûr, on peut lire la Bible tout seul. Mais je sais ce que l’on peut entendre de l’autre qui est près de nous. C’est une expérience fondamentale, humaine et chrétienne. Elle est le fait de personnes qui vivent peines et joies. C’est, en même temps, témoigner de la présence du Ressuscité parmi nous. Même s’il y en a qui ne vont pas jusqu’à professer la foi en Jésus-Christ, ils trouvent là un chemin pour leur vie. Je fais la différence entre une étude de ou sur la Bible et cette manière de la lire ensemble : il ne s’agit pas d’applications après lecture, mais d’une implication personnelle dans la parole que l’on est en train d’écouter.

Pourrais-tu en dire un peu plus sur ta manière de faire, pour assurer cette lecture ?
M. Le B. :
Cette année, j’ai choisi des textes phares autour de la manière dont Dieu rencontre et appelle. J’utilise les ressources d’une “lecture figurative” de la Bible : à partir d'une réalité de la vie, le “pain” par exemple, la figure dans la Bible nous ouvre à quelque chose de plus grand, de l'ordre du mystère. De même, la figure du “frère” à travers plusieurs textes qui, présentant des frères, montrent que l’on est appelé à d’autres choses que la fraternité naturelle, comme on le voit de Caïn et Abel à Marthe et Marie… Et d’autres encore ! Ces figures révèlent et cachent, en même temps, des réalités sur lesquelles nous n’avons pas la mainmise.

Qu’apporte la vie en commun pendant les temps de rencontre ?
M. Le B. :
La connaissance mutuelle, la prière commune, l’eucharistie du dimanche, sont des choses auxquelles je suis d’autant plus sensible que, dans mon diocèse, je suis chargée de la pastorale liturgique et sacramentelle. La prière et les rites de l’Église ont une résonance dans la vie. Les “invités au repas du Seigneur” qui sont proclamés “heureux” ne sont pas que ceux de la communauté rassemblée ; la “fraction du pain” appelle d’autres partages.•

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