Week-ends
entre adultes
ou en famille

 

Nicole, 45 ans

Prendre le temps d’élargir nos façons de voir, souvent un peu trop carrées

—  Quel thème avez-vous choisi pour cette année ?
N. P. :
La Vie. L’idée nous en est venue naturellement lors de la réunion de bilan sur le parcours, l’an passé. Nous avions travaillé toute l’année sur la question de la transmission. Cela nous avait amenés à réaliser que l’expression « donner la vie » était trompeuse : personne ne donne la vie, nous la transmettons.
À partir de là, les uns et les autres ont rebondi, s’interrogeant sur ce qu’en dit l’Église, sur les “interdictions”, sur la manière dont nous avons, au fil des années, évolué sur ces différents sujets.
Le thème peut paraître polémique, mais ce n’est pas ce que nous recherchons. Au contraire, il s’agit plutôt en prenant le temps de nous poser, en nous poussant à creuser ensemble notre réflexion, d’élargir nos façons de voir, souvent assez carrées. Nous ne voulons pas entrer dans une polémique mais dans une ouverture.

— Comment ce thème sera-t-il décliné lors des week-ends ?
N. P. :
Le premier, début novembre, sera consacré à comprendre ce qu’est la vie, ce qu’en disent les sciences exactes, la philosophie, les religions. Ensuite, nous nous pencherons sur le rapport de l’Église à la vie. Quel est le fondement de sa position sur la contraception, le suicide, l’euthanasie, l’avortement, les manipulations scientifiques ? Pour le troisième week-end, nous ferons un petit retour sur nous-mêmes : sur ces grandes questions, quelles sont nos valeurs, comment ont-elles évolué ? Faut-il maîtriser notre vie ? Et finalement, nous nous demanderons comment entrer dans une attitude “eucharistique”, comment rendre grâce même si tout ne va pas pour le mieux.

— Comment abordez-vous la réflexion ?
N. P. :
Ce n’est pas d’abord une démarche intellectuelle. Nous partons de notre foi telle que nous la vivons. Le thème est le fil autour duquel nous partageons nos expériences de vie.
Comme support pour démarrer la réflexion, nous prenons quelques textes. Au début, nous veillons à en rester très proches, essayant de bien saisir ce qui y est dit, à quoi ils font référence. Ce sont à partir d’eux que nous élaborons deux ou trois questions qui nous amèneront plus directement à parler du thème. Souvent aussi, nous faisons appel à des témoins, qui apportent un éclairage différent.
Personnellement, je vis ces temps de week-ends comme l’occasion de me ressourcer et d’enrichir ma vie de foi.
Toutes les familles s’investissent à tour de rôle dans la préparation de l’une de ces quatres rencontres, ainsi chacun participe à la démarche d’accueil du groupe. •

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