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Le réseau Santé

Ce réseau s’adresse aux professionnels de la santé, aide-soignant(e), infirmier(e), orthophoniste, médecins… Il se réunit dans trois régions différentes une fois par an : en Bretagne, en Île-de-France et en Rhône-Alpes.
À partir de thématiques ou le plus souvent de récits de soins, de vie et de foi écrits par chacun, nous cherchons ce qui se révèle de l’homme et de Dieu dans la rencontre avec l’homme malade, parfois défiguré. Croiser la lecture de nos récits avec celle de récits des Écritures bibliques nous révèle comment l’Esprit saint est à l’œuvre aujourd’hui dans les rencontres de soins..

Pour en savoir plus, lisez les témoignages de 3 participants
à ce réseau •••>> Témoignages.

Prochaine rencontre pour l'Ile de France : samedi 14 janvier 2012 au Perreux
Prochaine rencontre pour le Sud-Est : samedi 4 février 2012 à Lyon
Prochaine rencontre en Bretagne : samedi 26 mars 2011 près de Rennes en même temps que le réseau social Bretagne

En savoir plus sur le Réseau Santé Bretagne
Nous sommes une quinzaine de personnes de diverses sensibilités et professions, infirmiers, médecins, aides-soignants, psychologues ou éducateurs. Nous nous retrouvons une journée par an, à La Maison de Nicodème (Morbihan), cadre idéal pour se poser et se reposer.
Nous avons abordé ces thématiques :
- Du secret à l’information partagée : Tout peut-il être divulgué ? Que partage t-on et avec qui ? (2009)
- Corps à corps, vis-à-vis, soignant/soigné : Du corps objet de soins au corps sujet de soins ; quelles formes de relations soignant/soigné ? (2010)
Nous confions au groupe nos pratiques professionnelles. Puis nous prenons un temps personnel ; c’est un moment de respiration. Des textes, témoignages, récits, articles, nous aident à nous questionner, à confronter nos points de vue, à conforter notre éthique. En fin de journée, un temps de célébration est proposé.
Ce rendez-vous annuel permet de " vider son sac " en s’éloignant quelques temps des turbulences du quotidien institutionnel. Là, nous pouvons dire et parfois crier, en toute confiance. Puis, à l’écoute des différentes expériences et témoignages, notre regard se déplace. Silence et parole de l’autre sont autant de respirations et de nourritures pour repartir.

En savoir plus sur le Réseau Santé Sud-Est
Soigner, une expérience d’altérité.
Récits de vie, récits de soins, récits de foi. Pourquoi, comme croyants, relire ensemble nos expériences de soins ? Pour " tenir " dans ce lieu de souffrance, grandir en humanité, rester humain sous l’horizon de la mort.
À partir de nos expériences de liens, nous découvrons l’Esprit à l’œuvre. À chaque rencontre, un artiste, peintre ou musicien, nous apporte son regard distancié, sur la vie, la maladie, la mort. Voici, en quelques repères, comment nous avons réfléchi depuis trois ans :
- Le soin, c’est la rencontre de deux altérités. C’est la relation entre deux sujets dont l’un a un corps altéré. C’est permettre à l’autre de se redresser, se remettre debout et pouvoir dire " je ". C’est aussi accepter le silence de l’autre. Le toucher, rapport à la peau de l’autre, peut devenir langage où la réciprocité reste possible.
- Soigner, c’est s’ajuster ; celui qui est altéré donne le tempo ! Il nous faut lutter souvent contre le risque de séduction, chercher à être en vérité avec l’autre.
- Soigner, c’est accompagner le désir de vie jusqu’à accepter la mort et la perspective de la traverser.
- Soigner, c’est se dire et se redire que l’autre aura toujours une part de mystère qui lui est propre. Il est plus grand que ce que nous en savons !
- Soigner, c’est se situer entre savoir et non maîtrise. C’est être à la pointe de la compétence, mais savoir accepter son impuissance, sa non maîtrise dans certaines situations.
- Soigner, c’est découvrir et reconnaître la présence de l’Esprit, souffle de vie (Gen 2, 7 b)
Dans la foi, notre confiance à l’Autre nous conduit à la confiance en l’autre. Elle est nécessaire pour faire alliance avec lui. Se reconnaître d’un Autre vient briser notre sentiment de toute puissance ou de savoir… Notre foi au Christ, roi crucifié, nous rapproche de celui dont le corps n’est que plaie et souffrance. Il est notre frère ! Notre foi nous amène à compter sur les autres pour entreprendre le geste du soin et sa continuité ! Pourquoi ne pas aller jusqu’à parler de " sacrement du soin ", c’est-à-dire proposer un acte de confiance qui remet debout, comme un premier niveau de sacramentalité ?
>> Téléchargez la plaquette pour la Journée de rencontre du 5 février 2011 du Réseau Santé

En savoir plus sur le réseau santé Île de France avec :
En 2010, nous nous sommes mis à l’écoute de la première lettre aux Corinthiens (1 Co 12-13) : « Notre corps forme un tout, il a pourtant plusieurs membres… Il en est ainsi pour le Christ. Tous, Juifs ou païens, esclaves ou hommes libres, nous avons été baptisés dans l'unique Esprit pour former un seul corps… Dieu a organisé le corps de telle façon qu'on porte plus de respect à ce qui en est le plus dépourvu… Si un membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance ; si un membre est à l'honneur, tous partagent sa joie… Parmi les dons de Dieu, cherchez à obtenir ce qu'il y a de meilleur… s'il me manque l'amour, cela ne me sert à rien. »
• On a tendance à enjamber la description du corps humain pour parler tout de suite du corps ecclésial. Mais quel rapport ais-je vis-à-vis de mon corps ? Est-ce que lorsqu’un membre souffre, je souffre tout entier ? Est-ce que j’écoute mes propres douleurs ? N’y a-t-il pas un manque d’attention pour soi et donc aussi pour l’autre, en particulier du plus faible justement ? Tu aimeras ton prochain comme toi-même : on ne peut pas délier les deux.
• Quand on est chef de service, on a à prendre soin de l’équipe pour qu’elle puisse prendre soin des personnes qui viennent consulter. Pour que les membres de l’équipe soient bien-traitants, il faut qu’ils se sentent écoutés et compris.
• Nous sommes invités à ne pas identifier la personne à sa souffrance ou à son problème de santé. Le malade ne se réduit pas à ses symptômes. On demande facilement : « comment va ton genou ? » à la place de «comment vas-tu ?». C’est plus facile de parler du genou que de la personne car cela circonscrit la zone de souffrance. Pourtant, dire « comment vas-tu » c’est aussi dire « dans quel sens vas-tu ? vers où vas-tu ? ».
• C’est la partie la plus faible qui est à écouter dans le lien mère-enfant. Quand la maman dit qu’elle va bien alors que ce n’est pas vrai, c’est bébé qui l’exprime par son corps : il ne va pas bien. L’enfant est opérateur de vérité : il est à recevoir comme un cadeau, un don. Il y a problème quand l’enfant est conçu sous le mode de la fabrication.
• La clarté est à la fin de 1Co13 : Ce qui ne passera pas, ne finira pas c’est seulement l’amour.

Le numéro 245 de la Lettre aux Communautés rend compte de ces questions...

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