Pour devenir
diacre
pour le service
de la mission

 

Jean-Christophe Brelle, 51 ans, a été ordonné diacre de la Mission de France, le 4 décembre par Mgr Patenôtre en l’église Ste Croix d’Ivry-sur-Seine. Père de 4 enfants, il est directeur du service informatique du Conseil général du Val-de-Marne. Avec sa femme, Marie-Noël, il fait partie de l’Équipe de Mission d’Ivry-sur-Seine (94).

— Quelle place va tenir le travail professionnel dans ton ministère de diacre ?
— J.-C. B. :
Je suis responsable de 90 personnes qui gèrent une infrastructure de 3500 ordinateurs en réseau sur 200 sites géographiques différents. Notre rôle est aussi de fournir à chaque utilisateur le logiciel dont il a besoin.
Être responsable de ce service, c’est faire un travail quotidien de coordination et d’arbitrage afin, d’une part, de tenir compte des personnes et, d’autre part, d’honorer la qualité du service rendu. Pas toujours facile de convaincre un informaticien de se plier à des standards qui brident sa créativité ! À moi, donc, de faire comprendre à tous qu’être à l’écoute des utilisateurs, même s’ils ne sont pas toujours très à l’aise avec l’outil informatique, et ajuster notre travail à leurs besoins, c’est une question de respect. En même temps, il me faut veiller à ce que les salariés dont je suis responsable bénéficient du même respect.
Être cadre dans ces conditions, c’est un service rendu à la collectivité humaine. Pour un diacre, cela a du sens ! De plus, je peux y être témoin que ce souci de la place de chacun est en résonance avec l’Évangile.

— À quoi d’autre seras-tu attentif ?
— J.-C. B. :
Je suis sensible à la liturgie. J’aimerais y manifester que la vie concrète des gens, présents ou absents, est la matière dont sont faits le pain et le vin de l’Eucharistie. Pour cela, je tiens à la place du diacre lors de la procession des offrandes, recevant ce qu’apportent les baptisés pour le déposer sur l’autel.
Il y a aussi, bien sûr, la famille. Marie-Noël et moi sommes convaincus que l’Église doit prendre à bras le corps les difficultés des parents et des enfants dans la société aujourd’hui et, peut-être, proposer des lieux d’écoute et de parole où aborder ces questions.
Et finalement, comme fil rouge de ma vie, je n’oublie pas la musique et le chant. J’ai réalisé qu’aider les gens à s’épanouir en chantant ensemble leur permettait de grandir. S’exprimer par la beauté fait partie de ce qui permet à l’homme d’être homme.

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