Chemins de croyants

 

Henri :
Des événements fondateurs

Je ne repère pas, dans ma vie, de « big-bang vocationnel » ! De famille chrétienne, ce qui m’a mis en route, c’est la rencontre de personnes et d’événements fondateurs.
D’abord, un prêtre du diocèse d’Orléans, ingénieur de recherche au CNRS, qui m’a « embauché » à l’aumônerie où je suis resté neuf ans, avec une lettre de mission de l’évêque. Ce fut important, pour moi, comme première expérience de co-responsabilité de laïc avec un prêtre.
C’est ce prêtre qui m’a fait découvrir la spiritualité du Père Riobé, ancien évêque d’Orléans. Ce que je retiens de lui, c’est le souci d’être proche de ceux dont l’Eglise est loin, d’être « fils de l’événement », d’être attaché à l’ordinaire de l’existence, de savoir y discerner les sollicitations de l’Esprit dans l’existence concrète.
En coopération au Cameroun, j’ai découvert qu’on ne comprend pas tout de l’autre, que l’on a quelque chose à recevoir , en évitant de l’enfermer dans un schéma. J’ai aussi saisi sur le vif l’existence de riches et de pauvres.
De retour en France, je me suis engagé, comme allié, à ATD-Quart Monde, où la figure du fondateur, le Père Joseph Wresinski, m’a marqué. Dans le quartier populaire de La Source, à Orléans, j’ai essayé de vivre quelque chose de son intuition : «Il nous faut apprendre des familles dans la misère ce qu’est la vie, ce qu’est l’humanité mais aussi qui est Dieu». •

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