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Bruno, cétait ta fête !
Une fête à ton image !
On
avait de lespace, du vent et du temps ! Avec toi, il vaut
mieux ne pas être trop pressé.
Du temps pour se connaître, saccueillir, sexprimer,
constituer un peuple avec tes copains de boulot, les
habitants de ta cité, les artistes, les musiciens
et
aussi ceux dAlgérie, de lautre rive.
Un peuple qui est ton peuple, celui à qui tu es envoyé,
qui est aussi le peuple de Dieu en gestation
Un peuple au milieu duquel tu tes prosterné en signe
de confiance et damour pour le Christ, un peuple au milieu
duquel les prêtres tont imposé les mains :
prêtres en aube ou en civil, jeunes ou vieux,
de Nîmes, de Rodez ou de la Mission de France, tous prêtres
de Jésus-Christ pour lEglise et pour le monde, heureux
visiblement de taccueillir.
Un peuple qui a apporté le pain et le vin à lautel,
non pas dans de fines burettes bien ciselées, mais sur
un transpalette conduit par ton collègue de travail en
jean : Eucharistie du quotidien.
Bruno, cétait ta fête, oui !
Cétait aussi celle de lhumanité dont
une partie, pour un moment, semblait réconciliée.
Cétait celle de lEglise dans sa diversité
et sa volonté douverture.
Cétait surtout celle dun Dieu qui sest
fait humain en Jésus-Christ pour ton bonheur, le nôtre
et celui de lhumanité. Merci, Bruno, de nous lavoir
fait expérimenter .
Jean-François PENHOUET
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